Les changements climatiques se font de plus en plus sentir partout sur le globe et plusieurs blâment le tourisme de masse. Première industrie mondiale, le tourisme est responsable de plus de 8% des émissions de gaz à effets de serre mondiales, selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change. Étant donné ces conséquences, devrions-nous arrêter de voyager pour limiter nos impacts sur l’environnement?
par Basile Papillon-Christin, Élisabeth Lavoie-Plouffe et Yvana Feujio Ngnindjio
Nous avons interrogé plusieurs experts pour leur demander leur avis sur la question. La solution est unanime : une combinaison entre le tourisme et le développement durable appelée le tourisme durable.
Pour Valérie Massalaz, conseillère en développement durable du tourisme chez Passion Terre, le tourisme durable consiste à respecter les communautés d’accueil, leur assurer des emplois durables et respecter ce qui permet ce tourisme. Il faut prôner cette symbiose entre les touristes et les différentes facettes de l’environnement.

Les trois piliers du tourisme durable. Crédit photo: Atout France.
Des gestes simples
Plusieurs solutions s’offrent à nous. Richard Rémy, fondateur de l’agence de tourisme responsable les Karavaniers, propose quant à lui de changer notre rapport à l’avion. « Il faut accepter qu’on ne prend pas l’avion comme on prend l’auto. Quand on prend l’avion, il faut y aller pour y rester, donc à la place de faire deux ou trois voyages de deux semaines dans l’année, mieux vaut partir une fois pour une durée d’un mois ». Cette alternative permet ainsi de réduire notre impact environnemental tout en continuant de voyager.
« Ce qu’on veut que les gens retiennent, c’est que ça s’applique maintenant, c’est facile à faire et que vous en faites probablement déjà. » Ainsi, pour Fanny Beaulieu-Cormier, chargée de projet chez Tourisme Montréal, l’idée n’est pas d’arrêter de voyager, mais bien de mieux voyager.
Écoutez le reportage radiophonique sur le tourisme durable pour en savoir plus:
À lire aussi :
Étude « The carbon footprint of global tourism » parue dans la revue scientifique Nature Climate Change.
Texte – Basile Papillon-Christin
Photos – Basile Papillon-Christin et Élisabeth Lavoie-Plouffe
Reportage – Élisabeth Lavoie-Plouffe, Basile Papillon-Christin et Yvana Joe Feujio Ngnindjio