Patrick Bonin (Greenpeace) et France Lampron (Hydro-Québec) sont tous deux investis dans les enjeux environnementaux au Québec en 2024. Ceux-ci sont notamment impliqués dans la transition des véhicules à essence vers l’électrique, et proposent des pistes de recherches et de solutions pour que cette transition se fasse plus rapidement pour le bien de l’environnement, qui en a grandement besoin.
par Émile Martel et Ethan Lebeau
C’est en effet l’une des missions de Greenpeace, plus précisément de Greenpeace Canada, une organisation internationale indépendante ayant à grand cœur l’environnement et les enjeux qui y sont liés. Patrick Bonin y siège comme responsable de la campagne climat-Énergie depuis 2012. Il s’intéresse aux enjeux climatiques et aux façons de les combattre, il est également à l’affût des politiques publiques québécoises, canadiennes et internationales en lien avec l’environnement et le climat.
Dans un article de Greenpeace Canada réagissant à un communiqué (fédéral) sur une norme concernant la disponibilité des véhicules électriques au Canada, M. Bonin explique qu’une transition vers les véhicules électriques n’est pas une option, mais une nécessité. « Il est impératif que les gouvernements soient beaucoup plus audacieux et aillent plus vite avec la transition vers les véhicules électriques en mettant fin à la vente de véhicules légers neufs à essence au plus tard en 2030 ». Il explique qu’une telle norme se doit d’être utilisée pour aider dans le combat contre les changements climatiques.
M. Bonin a une idée bien précise des pistes de solutions qui devraient être favorisées par les gouvernements fédéral et provincial pour soutenir une électrification des voitures plus rapide. Selon lui, le gouvernement devrait notamment décourager les voitures privées, favoriser le transport public, et davantage miser sur le réaménagement des villes.
« Il est impératif que les gouvernements soient beaucoup plus audacieux et aillent plus vite avec la transition vers les véhicules électriques en mettant fin à la vente de véhicules légers neufs à essence au plus tard en 2030 ».
– Patrick Bonin, Greenpeace Canada
Hydro-Québec de la partie
Du côté d’Hydro-Québec, société d’État responsable de l’électricité au Québec, les enjeux environnementaux et climatiques sont aussi une priorité et des pistes de solutions y sont discutées. France Lampron y siège depuis plus de 20 ans, elle est responsable du développement des offres clients en efficacité énergétique et en mobilité électrique. Celle-ci est également responsable de la conception des programmes Mieux consommer et Solutions efficaces, ainsi que du réseau de recharge publique : Circuit électrique.
Mme Lampron se consacre à plusieurs projets en lien avec l’électrification des automobiles au Québec. Elle cherche des solutions pour faciliter et accélérer la transition. Dans un article paru le site du très populaire Guide de l’auto, elle présente la mise en service de nouvelles bornes de recharge rapides à partage dynamique de puissance. Celles-ci sont situées à Rivière-du-Loup et dans le Bas-Saint-Laurent et cherchent à innover dans le domaine de l’électrification. « Ces nouvelles bornes sont un bel ajout au circuit électrique car elles permettront de simplifier l’expérience de recharge pour nos membres tout en maximisant la puissance de recharge », fait valoir France Lampron.
Il est évident qu’avec l’appui d’organisme tel Greenpeace Canada et un géant économique tel qu’Hydro-Québec, la transition entre les automobiles à essence aux automobiles électriques pourrait se faire plus rapidement au Québec. Reste à voir si d’autres vont s’impliquer comme le font M. Bonin et Mme Lampron.
Écouter le reportage radiophonique sur l’électrification des véhicules automobiles au Québec pour en apprendre plus :
Texte – Émile Martel
Reportage – Émile Martel et Ethan Lebeau