Aujourd’hui, on change régulièrement nos appareils électroniques pour être à la pointe de la technologie. Lorsque notre téléphone est brisé, on préfère en prendre un de nouvelle génération plutôt que de le faire réparer. Mais ce genre de comportement a des conséquences environnementales néfastes pour notre planète et il est important de mettre en place des solutions pour un avenir plus durable.
par Philippe Trudeau et Melodie Mailhot-Senez
L’ère du numérique prend de plus en plus d’ampleur et pratiquement tout le monde utilise des appareils de haute technologie. Cette consommation importante engendre une quantité de déchets électroniques conséquente et une solution de développement durable face à cet enjeu est de revaloriser les appareils en fin de vie pour réduire leur impact environnemental. « Revaloriser un métal, c’est lui donner une autre vie », dit Gabriel Trottier-Hardy, directeur développement et affaire juridique chez Enim, une entreprise de revalorisation durable des métaux.
Il est facile de jeter nos gadgets lorsqu’on ne peut plus les utiliser, mais il est préférable de récolter les métaux qui se retrouvent à l’intérieur avant de s’en débarrasser. Ces métaux sont ce que l’entreprise Enim appelle « la mine urbaine », faisant référence à tous les métaux se retrouvant dans nos composants électroniques. « Il y a cent fois plus de minerai d’or dans une carte de circuit imprimé que dans ce que l’on va extraire de la terre, donc par extraction primaire, ce qui est aussi très polluant », explique Gabriel Trottier-Hardy. Le but étant d’utiliser ces matériaux pour en faire des produits et de les renvoyer sur le marché de consommation.
« Revaloriser un métal, c’est lui donner une autre vie. » – Gabriel Trottier-Hardy
L’incidence des panneaux solaires sur l’environnement
Les panneaux solaires sont aussi des appareils électroniques, même s’ils sont moins répandus que les téléphones cellulaires ou les ordinateurs, ils peuvent avoir un effet considérable sur l’environnement et il est important de trouver des alternatives pour réduire ces répercussions. C’est le cas de l’étudiant Alexandre Carrière qui a un projet universitaire sur les cellules solaires biodégradables. « Le but de mon projet est de changer les matériaux qui sont utilisés pour faire les cellules solaires par des matériaux qui sont extrait de la nature, des matériaux organiques au lieu de matériaux que l’on extrait des mines », dit-il.
Cette solution à développement durable propose plusieurs bienfaits sur l’environnement, puisqu’au niveau de la fin de vie, le fait d’utiliser des matériaux organiques permet de mettre en place des dispositifs biodégradables qui peuvent être compostés plutôt que jeter. Cependant, cette alternative montre une certaine limite en ce qui concerne la pureté des matériaux. « Lorsqu’on extrait des matériaux de la nature, on a très peu de contrôle sur les impuretés qui vont être présentes sur les matériaux et cela affecte les performances, donc on mise plus sur les performances en termes d’environnement que sur les performances en termes d’efficacité », explique Alexandre Carrière.
Même si les appareils électroniques ont une influence énorme sur la société actuelle et que les déchets électroniques sont le segment de déchets le plus en croissance, il est important de mettre en place des solutions durables pour réduire l’impact de ces derniers sur l’environnement.
Écouter le reportage radiophonique sur les déchets électroniques pour en apprendre plus sur les solutions durables :
Texte – Philippe Trudeau
Photo – Melodie Mailhot-Senez et Philippe Trudeau
Reportage – Melodie Mailhot-Senez et Philippe Trudeau