Suremballer la planète

par Ève-Marie Plourde et Alexiane Lassonde

Le suremballage alimentaire est un problème critiqué depuis les années 70, comme le souligne l’article « Le rôle ambigu de l’emballage dans le gaspillage alimentaire » de The Conversation. Bien qu’il ne soit pas récent, il persiste encore aujourd’hui et est loin d’être totalement résolu. La clé pour résoudre un problème, peu importe sa cause, est d’en parler. L’objectif du reportage produit dans le cadre de ce cours est de sensibiliser les autres à penser aux conséquences du suremballage et possiblement penser fournir un effort.

Dans les établissements alimentaires, l’adoption de nouvelles solutions écologiques est devenue de plus en plus difficile au fil des années. Certaines personnes ne veulent pas changer leurs habitudes, préférant s’en tenir à ce qui a fonctionné pendant des années. D’autres doivent suivre des règlements pour vendre leurs produits alimentaires. Par exemple, la cafétéria du Cégep André-Laurendeau fait partie d’une plus grande entreprises nommée Chartwell, qui travaille aussi avec un traiteur, devant s’en tenir à des normes strictes. Le problème réside souvent dans le fait que ces établissements ne sont pas indépendants.

Crédit photo : Ève-Marie Plourde | Les emballages d’aliments dans la cafétéria du Cégep André-Laurendeau.

C’est pourquoi l’on observe souvent davantage d’efforts dans les cafés indépendants, parce qu’ils le peuvent et ont plus de latitude pour agir. De plus, les clients apprécient les initiatives écologiques des cafés indépendants et reviennent régulièrement pour les encourager, faisant ainsi un geste écoresponsable. Qu’il s’agisse d’utiliser une paille en carton ou un sac réutilisable, chaque petit geste compte et a une incidence positive.

Le directeur des services alimentaires du Cégep, André-Laurendeau, M. Pierre Masson, souligne néanmoins les efforts déployés par la cafétéria. Bien qu’ils ne soient pas responsables des emballages des produits alimentaires, ils font quand même une différence, même si elle est moins grande par rapport à d’autres initiatives. « On utilise maintenant des équipements et des ustensiles réutilisables avec notre traiteur dans l’école », explique M. Masson.

Cependant, les cafétérias et les cafés étudiants dans les établissements scolaires, tels que le Cégep André-Laurendeau, doivent respecter les réglementations de la ville de Montréal sur la vente de nourriture, ce qui limite leur capacité de décider de l’emballage de leurs produits. « Il y a un paramètre qui reste toujours le même et qui est lié au type de permis que nous avons. Moi, j’ai un permis de vente au détail, ce qui signifie que je ne peux pas préparer de nourriture. Je dois juste recevoir de la nourriture, faire un minimum de manipulations, puis ensuite distribuer la nourriture », explique Simon Leroux-Connolly, le gérant du Café-INN, le café étudiant du Cégep André-Laurendeau.

Certaines personnes ne veulent pas changer leurs habitudes, préférant s’en tenir à ce qui a fonctionné pendant des années.

Malgré les contraintes réglementaires et les défis rencontrés par les cafétérias et cafés étudiants dans la gestion des emballages alimentaires, des efforts sont déployés pour promouvoir des pratiques plus durables et écologiques. Avec les nouvelles solutions diffusées chaque année, on peut espérer une amélioration. Les plus petits efforts font parfois les plus grands changements, il faut seulement s’y mettre.

Écouter le reportage radiophonique sur les alternatives au suremballage alimentaire pour en apprendre plus sur les solutions durables :

Texte – Ève-Marie Plourde
Photos – Ève-Marie Plourde et Alexiane Lassonde
Reportage – Ève-Marie Plourde et Alexiane Lassonde

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