Des applications à la rescousse des aliments oubliés

par Alexandrine Lefebvre et Victoire Issamou

Créée en 2015 au Danemark, l’application Too Good To Go se trouve parmi les premières applications de revente alimentaire. Au départ, elle permettait de vendre la nourriture restante de certains buffets. Aujourd’hui, l’application est connue mondialement et toutes sortes de magasins de nourriture en font partie ce qui permet d’offrir une multitude de produits aux clients. En effet, les utilisateurs peuvent autant trouver des aliments individuels que des repas déjà prêts. En plus de Too Good To Go, il existe d’autres applications comme, entre autres, Foodhero et Flashfood, ainsi que l’application montréalaise, Sauvegarde.

Les magasins ont aussi pris l’initiative de vendre les aliments qui approchent de leur date d’expiration à un prix réduit. Cette décision donne la possibilité aux clients de faire des économies et aide à réduire le gaspillage alimentaire directement dans les épiceries.

Pour les aliments invendus, des organisations à but non lucratif se chargent de venir les récupérer directement dans les succursales. Annick Maranda, de l’épicerie Métro + sur la rue Dollard, est convaincue que les plateformes numériques aident à diminuer le gaspillage. « Depuis qu’on fait partie des applications, je pense qu’environ le 3/4 de nos pertes d’avant sont réglées, dit-elle. On voit vraiment une amélioration de notre empreinte écologique, ici, au Métro +. » En tant que gérante de l’épicerie, elle se réjouit de voir les pertes diminuer, car pour Annick Maranda, c’est vraiment un exploit.

« Depuis qu’on fait partie des applications, je pense qu’environ le 3/4 de nos pertes d’avant sont réglées.»
– Annick Maranda

Cependant, certains produits ne peuvent ni être vendus sur les applications, ni être vendus en magasin. Alors, ils sont envoyés directement dans les sites de compostage associés aux succursales. Après un certain temps, ce composte est utilisé dans les champs ou dans les serres industrielles.

Selon Benoit Charette, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides, le soutien financier du gouvernement est utile. « Annuellement, le système bioalimentaire québécois génère 20 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES), dont 3,6 millions (18% des émissions) sont directement associés aux aliments comestibles perdus ou gaspillés. » C’est pourquoi, en 2023, RECYC-QUÉBEC a décidé de soutenir 15 initiatives québécoises avec un budget de 3,6 millions de dollars.

Écouter le reportage radiophonique sur le gaspillage alimentaire pour en apprendre plus sur les solutions durables :

Les produits à prix réduits qui sont disponibles au Métro + sur la rue Dollard, à LaSalle.
Crédits photo : Alexandrine Lefebvre.

Texte – Alexandrine Lefebvre
Photo – Alexandrine Lefebvre
Reportage – Victoire Issamou et Alexandrine Lefebvre

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