L’industrie du textile, autrefois synonyme de progrès, est aujourd’hui une menace environnementale majeure. Entre la surconsommation d’eau, l’utilisation massive de produits chimiques et les déchets textiles non recyclés, ses impacts néfastes sur notre planète sont irréversibles. C’est pour cette raison que les matières organiques ou, mieux encore, les tissus seconde main se présentent comme une alternative responsable et durable.
par Chigata Marlène Tuo et Nihel Barkati
La mode express, ou fast fashion, est un modèle économique qui privilégie la production rapide et à bas coût de vêtements pour répondre aux tendances éphémères. Ce modèle contribue largement aux dommages environnementaux causés par l’industrie textile. D’abord, la production rapide nécessite une utilisation intensive de ressources naturelles, notamment l’eau. Pour fabriquer un seul jean, il faut environ 7 500 litres d’eau. De plus, les teintures et produits chimiques utilisés polluent les cours d’eau et les sols.
La faute de la mode express
Dans ce cycle de production, la fast fashion peut certainement être pointée du doigt. Les vêtements sont conçus pour être portés quelques fois seulement avant d’être jetés. Cette surconsommation génère des quantités importantes de déchets textiles, dont une grande partie finit dans les décharges ou les incinérateurs, ce qui contribue à la pollution de l’air et à l’émission de gaz à effet de serre. « L’idée, c’est de commencer à revoir les caractéristiques de ce que l’on a à titre de fibre naturelle », fait valoir la professeure au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale, Marie-Ève Faust. De plus, les conditions de travail dans les pays producteurs de textile sont souvent précaires, avec des impacts sociaux et économiques négatifs. La recherche du profit à tout prix entraîne des pratiques de production non durables, qui intensifie les dégâts environnementaux et sociaux de la mode express.
Un futur seconde main
Les friperies et les vêtements de seconde main offrent une solution efficace pour atténuer les impacts environnementaux de la mode rapide. En achetant des vêtements d’occasion, on réduit la demande de nouvelles productions et on limite l’utilisation excessive de ressources naturelles telles que l’eau et l’énergie. Cela aide aussi à diminuer la pollution causée par les produits chimiques utilisés dans la fabrication textile. Aussi, prolonger la durée de vie des vêtements par leur réutilisation contribue à réduire les déchets textiles. Moins de vêtements se retrouvent dans les décharges, ce qui diminue la pollution des sols et des eaux, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre liées à l’incinération des textiles.
Pour fabriquer un seul jean, il faut environ 7 500 litres d’eau.
En soutenant les friperies, on favorise également une économie circulaire qui valorise le recyclage et la réutilisation. Cela peut inciter les fabricants à adopter des pratiques plus durables et responsables, tout en sensibilisant les consommateurs à des modes de consommation plus écologiques et éthiques. Les solutions de solution existent, il s’agit de le mettre à exécution.
Écouter le reportage radiophonique sur la mode éphémère pour en apprendre plus sur les solutions durables :
Texte – Chigata Marlène Tuo
Photo – Chigata Marlène Tuo
Reportage – Nihel Barkati et Chigata Marlène Tuo