Faisons de l’épargne un jeu d’enfant

par Amilia Filiatrault et Anaïs Laramée Amar

En 2024, le taux d’inflation a augmenté de 2,4% au Québec. Cette augmentation vient mettre des bâtons dans les roues des jeunes étudiants alors que ceux-ci cherchent à construire leur futur. Il devient difficile pour eux de trouver un logement, de poursuivre leur éducations ou même de sortir faire la fête.

Plusieurs de ces jeunes étudiants se tournent vers l’épargne en espérant qu’elle leur permettra de mieux s’en sortir. Mais épargner n’est pas une tâche simple. Plusieurs techniques existent et celles-ci diffèrent selon la situation financière de la personne en question. Il existe tout de même deux méthodes d’épargne accessibles pour la majorité des étudiants : faire attention aux petites dépenses et investir, même modestement.

Cette méthode consiste à analyser toutes les choses sur lesquelles on dépense notre argent et voir si elles peuvent être remplacées. Jean-François Jobin, un enseignant en finance au Cégep André-Laurendeau, nous faire part d’un très bon exemple où il a lui-même remplacé une de ses petites dépenses. Chaque matin, il s’achetait un café à la cafétéria de l’école avant d’aller enseigner. Un café lui coûtait 3,50$. Après s’être aperçu de cette petite dépense qui, pour lui, était régulière, il décide de la changer. Maintenant, chaque matin Jean-François Jobin fait son propre café à son bureau avec son propre Bodum. Son café lui coûte seulement 0,15$.

Voici un excellent exemple d’une petite dépense qui a pu être évitée. Après avoir changé plusieurs dépenses comme celle-ci, Jean François Jobin nous conseil de mettre la moitié de l’argent sauvé dans un compte épargne et l’autre nous la gardons pour se gâter.

« On fait des efforts et à un moment donné il faut se donner des petits bonbons. » – Jean-François Jobin

Investir, selon les étudiants, c’est une activité d’adulte. Pas du tout. D’abord, voyons ce à quoi consiste l’investissement. Investir c’est prendre un montant d’argent de son choix et le donner à une compagnie de son choix. Selon le taux de profits de la compagnie choisie, nous faisons soit plus d’argent ou moins d’argent. À n’importe quel moment l’argent donné peut être retiré. C’est une méthode d’épargne qui semble compliquée et qui n’est pas très abordée, pourtant elle est recommandée. Une chose à retenir, il ne faut jamais craindre de demander conseil quand on s’embarque dans le monde de l’investissement.

Allons-y d’un exemple. Les jeunes étudiants sont des grands consommateurs de technologies, alors pourquoi ne pas transformer cette affinité et occasion d’investissement. Supposons que vous décidiez d’investir 50$ dans une compagnie comme Apple. Si la compagnie fait beaucoup de profit, la valeur de votre investissement peut grimper à 75$, puis à 100$ et ainsi de suite. En revanche, si ses performances financière déclinent, votre 50$ peut devenir un 35$ ou un 25$. Il n’est pas nécessaire de mettre un gros montant dès le début. Vous pourriez décider de mettre 50$ à chaque deux semaines et donc de créer une routine d’épargne progressive.

Jean-François Jobin mentionne qu’investir est un risque, mais c’est un bon risque. Une des plus grandes craintes avec l’investissement c’est que le marché crash et qu’on perde de l’argent. Cependant, Jean-François dit que si le marché crash celui-ci est assuré de remonter, donc ça ne devrait même pas être une inquiétude. Selon lui, il faut voir l’investissement comme acheter de la viande à l’épicerie. Quand la viande vient en rabais c’est le temps d’en acheter et d’en congelé dans le réfrigérateur.

Écouter le reportage radiophonique pour en apprendre plus sur les différentes méthodes d’épargne.

Texte – Amilia Filiatreault
Photo – Photos Pexels et Anaïs Laramée Amar
Reportage – Amilia Filiatreault et Anaïs Laramée Amar

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